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Tenir Debout

Tenir Debout

Le kyôkushin vu de l'intérieur : le corps, la peur, l'ego, le silence, la transformation, l'amélioration, la découverte de soi, par un passionné de karaté kyôkushin


Elle pratiquait, pratiquait.... pratiquait...

Publié le 8 Février 2026, 15:37pm

Catégories : #récits de dôjô

Elle pratiquait, pratiquait.... pratiquait...

Dans un petit village au sud de la Moldavie, entouré de collines douces et de champs de tournesols, vivait une jeune fille nommée Ana. Elle n’était pas comme les autres enfants de son âge. Tandis que beaucoup passaient leurs après-midis à jouer près de la rivière ou à discuter sur les bancs du village, Ana, elle, se rendait presque chaque jour dans une vieille salle de sport abandonnée.

C’était là qu’elle avait découvert le karaté kyôkushin.

Au début, elle ne comprenait pas grand-chose aux mouvements. Les katas lui semblaient compliqués, presque impossibles à mémoriser. Mais Ana avait quelque chose de rare : une détermination silencieuse et profonde.

Chaque soir, on pouvait la voir seule dans la salle, ses pieds nus frappant doucement le sol poussiéreux, ses bras traçant des gestes précis dans l’air.

Elle pratiquait.
Elle pratiquait.
Elle pratiquait encore.

Les habitants du village murmuraient parfois :
“Cette petite est vraiment obstinée…”

Mais personne ne se moquait d’elle longtemps, car on sentait que sa passion était sincère.

Avec le temps, ses mouvements devinrent plus fluides. Ses katas n’étaient plus hésitants : ils étaient puissants, élégants, presque comme une danse ancienne mêlée à une force intérieure incroyable.

Un jour, un maître de kyôkushin venant de Chisinau passa par hasard dans le village. En entendant des bruits de pas et des kiai (cris d’énergie), il entra dans la salle et découvrit Ana en pleine pratique.

Il resta immobile, impressionné.

Après qu’elle eut terminé, il s’approcha et lui dit doucement :

“Tu as travaillé très dur, n’est-ce pas ?”

Ana, un peu timide, hocha la tête.

Ce jour-là, le maître lui proposa de venir s’entraîner dans un vrai dojo en ville. Elle accepta, le cœur battant.

Des années plus tard, Ana devint l’une des meilleures pratiquantes de kyôkushin de Moldavie. Mais malgré ses succès, elle n’oublia jamais la vieille salle poussiéreuse, ni les longues heures passées seule à répéter ses katas :

pratiquer,
pratiquer,
toujours pratiquer.

Car c’est ainsi qu’elle avait forgé non seulement son corps, mais aussi son esprit.

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